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mercredi 31 mars 2010

L'état des médias à Madagascar




J'ai souvent critiqué les médias malgaches pendant et même avant la crise, et mon dernier article à ce sujet date de novembre 2009, aussi est-que les médias malgaches ont évolués après 5 mois, et la réponse est évidemment non. Non seulement ils n'ont rien fait pour regagner la confiance du public, mais ils empirent les choses. Un excellent journaliste avait dit que le plus grand pouvoir des médias n'est pas de propager l'information, mais de la taire. On peut le voir clairement à travers les sujets évoqués dans les radios, télévision et presse écrite. Le web est minoritaire, et donc il ne peut pas être pris en compte.

Le fait est que certains journalistes songent avant tout à leurs salaires et aux contrats publicitaires, et si l'information est compatibles avec ces deux besoins alors tant mieux, sinon... on pourra toujours rejeter la faute sur les autres. Ce qui m'emmerde le plus n'est pas le partisanat démesuré des locataires d'une station à Anosy, mais la vitesse de leur retournement de veste. Le partisanat est courant dans les médias de nos jours,  et il n'y a qu'à voir les médias américains pendant la guerre en Irak. La grande différence est qu'ils supportent leur cause jusqu'au bout, et non parce que le gouvernement à changé.

Les médias malgaches occultent les vrais problèmes de la population tels que la santé, l'emploi ou la sécurité, cette dernière est parfois évoquée, mais avec des petits malfrats dont on en a rien à foutre ! Je considère les journalistes qui ont propagés la propagande et les fausses rumeurs pendant la crise aussi coupable que les putschistes eux-même. Ils ont délibérément trompés ceux qu'ils devaient informer pour un gros chèque. Comment peuvent-ils toujours prétendre être journalistes avec de tels comportements ? Le pire est qu'ils savent très bien qu'ils sont coupables, et la preuve est les substitutions qu'ils réalisent afin de donner le change. Il est très facile de débattre pendant des heures dans un cadre sécurisé, car les questions et les réponses sont déjà prêtes. Mais dites leur d'aller sur le terrain glaner de vraies informations, et il n'y a plus personne.

Les médias citoyens sont une alternative pour les remplacer, mais ce n'est pas leur boulot, car chacun va parler de ce qui l'intéresse et non de ce qui est vraiment important. Le modèle économique reste un problème dans tous les pays, mais ce n'est pas une raison pour vendre une expérience de journalisme qui a nécessité de nombreuses années.

Je pense qu'on aurait pas toutes ces questions sans réponses à propos de la crise si les médias avaient parfaitement joués leurs rôles, et rien que pour cela, ils sont responsables devant l'histoire. Par exemple, peu de gens l'ont remarqué, mais personne n'a expliqué le Blackout de tous les médias pendant les jours violents tels que le 26 janvier. On aurait dit que tout le monde avait des consignes pour couper l'antenne, et ne venez pas me dire qu'ils ont étés attaqués, car seules quelques stations ont été touchées.

Les médias sur le Web essaient de résoudre le problème, mais la majorité de leurs lecteurs sont la diaspora ce qui a des effets limités. On doit absolument se pencher sur le problème sinon de nombreuses crises et souffrances passeront dans la plus complète indifférence.

dimanche 3 janvier 2010

De l'objectivité du blogueur



Les blogs font partie de notre vie quotidienne, mais ils sont minoritaires dans les pays en développement. Dans d'autres, ils forment une grande communauté qui pèse parfois dans la vraie vie. Toutefois, tous les blogueurs se sont confrontés à l'objectivité dans leurs articles, et ce, quelle que soit la thématique. Mon opinion est que l'objectivité est relative dans le sens où le blogueur donne son impression personnelle qui peut être partisane. La plupart des médias critiquent les blogs de ne pas assez l'être, mais faudrait quand même un peu balayer devant sa porte !

Mon opinion est que c'est la décision du blogueur d'être objectif ou non. j'essaie de l'être, mais les évènements me force à prendre parti parce que l'objectivité dans une crise majeure est considéré comme de la lâcheté. La Thaïlande a traversé des crises majeures, corruption, instabilité politique, propagande des deux cotés, etc. Une journaliste de l'opposition disait qu'il était impossible de rester objectif face à la déferlante propagandiste d'en face, et que le juste milieu est de prendre position.

Je suis entièrement d'accord, et surtout, les blogueurs ne sont pas des journalistes, alors pourquoi les transformer en tant que tels ? Évidemment, une atmosphère apaisée est propice à des avis modérés, mais ce que je trouve bizarre est qu'on nous traite parfois de radicaux, alors que nous faisons que réagir face à un évènement dépassant toute logique.

Traitez-moi d'idéaliste, mais l'implication citoyenne doit être plus profonde, je ne veux pas essayer de remplacer l'indépendance des médias, car c'est à eux de le faire. Ils sont quand même payés pour non ? Toutefois, ils franchissent souvent les limites, et on doit parfois les recadrer. Le trafic du bois de rose en est un exemple parfait, les dernières nouvelles disait qu'une entreprise française était impliquée, et je n'ai pas vu beaucoup de médias rapporter les informations. Oh ! ils ont parlé du nombre de conteneurs, et de la quantité d'argent généré, mais cela manquait vraiment de profondeur sur la couverture pre et post trafic. Comme d'habitude, ils ont joués sur le sensationnel plutôt qu'autre chose !

Les médias citoyens ne sont qu'une manifestation de la citoyenneté, cette dernière peut prendre différentes formes pour résoudre les problèmes. Aussi, arrêtons de parler d'éthique du blogging, et disons simplement ce que l'on pense, et si certains disent qu'on est des radicaux, et bien, dites simplement que cette radicalisation est notre liberté d'expression !

jeudi 26 novembre 2009

La médiocrité des Médias à #Madagascar

Il y a certains jours où on a envie de se jeter par la fenêtre quand on voit l'état des médias malgaches. Je sais que je reviens souvent sur le sujet, et qu'à chaque fois, je les descend en flamme, mais ils le méritent amplement. On croyait que la crise et les critiques qui leur ont été faites les auraient forcés à se remettre en question, mais non ! Ca continue et devient même pire.

Le fond est complètement oublié, la plupart ne reprennent que les dépêches officielles sans savoir si c'est vrai ou non. Ils considèrent la parole des personnes couvertes comme l'Evangile. En fait, il y a différents types de journalistes à Madagascar, il y a les incompétents, les partisans absolus d'une cause, et on a enfin les poules mouillés. Avant d'analyser un peu, listons un peu les médias de la presse écrite et de la télévision :

Les médias de télévision


 




  • TVM

  • MATV

  • RTA

  • TV Plus

  • VIVA

  • Record

  • OTV


 



Les médias de la presse écrite



  • Midi Madagascar

  • L'express de Madagascar

  • Madagascar Tribune

  • La Gazette de la Grande Ile

  • La Vérité

  • Taratra

  • Les Nouvelles


J'en oublie surement certains, mais ils ne sont que des médias mineurs. Quand on regarde les télévisions, on note qu'au moins trois sont acquis au pouvoir actuel, à savoir, la TVM, VIVA et TV Plus. Ces trois lurons ne font que transmettre la propagande gouvernementale, et pire encore, ils font du zèle exprès pour exprimer leur fidélité comme un toutou à sa mémère ! Ma TV essait quand même de rester objectif, même s'il échoue la plupart du temps. A quoi cela sert de faire des débats de trois heures si c'est pour dire les mêmes conneries. Personnellement, je ne capte pas OTV et Record, mais d'après ce que j'ai vu autrefois, ils n'apportent rien de neuf.

Ce qui est intéressant avec ces médias est qu'ils sont bons dans d'autres sujets, par exemple, le documentaire touristique de la RTA est bien ficelé, même si c'est principalement destinés aux touristes étrangers. La TV Plus a également de bonnes initiatvies telles que ses reportages sur les campagne, et l'histoire des petites communes.

Mais tout ca coince au moment de sujets sensibles, ils ont la trouille de parler de politique, mais également d'autres sujets sensibles. Par exemple, à l'occasion de l'arrivée en grande pompe du cable Lion, TOUS les médias se sont extasiés en multipliant les interviews, mais personne n'a montré les déceptions des citoyens quand ils ont découvert les tarifs. En effet, cette affaire démontre l'emprise totale de la ligne éditoriale pour des motifs économiques. Deuxième exemple, l'affaire des travailleuses malgaches au Liban, tout le monde a montré les cadavres, mais personne n'a essayé de savoir ce qui se passait en profondeur. C'est vrai, un cadavre, ca fait de l'audience, et une analyse profonde et objective, c'est ce que fait des journalistes...

Parlons de la presse écrite, les mots me manquent tellement c'est la-men-ta-ble !! C'est toujours les mêmes histoires, seuls quelques efforts ont été faites dans l'accroche pour appater le pauvre pigeon qu'est le lecteur. Une mention spéciale pour La Vérité qui mérite qu'on le surnomme la feuille de choux des milles collines. Comme on dit, il forme la paire avec VIVA Tv, ben oui, faut bien mériter son salaire hein ?

En plus d'une auto-censure flagrante, il y a également l'incompétence, la plupart des animateurs à la télé sont des jeunes qui n'ont aucune expérience, et qui ont été engagés parce qu'il étaient passionnés par un sujet. La passion, c'est bien, mais pas pour informer le public. En fait, le passioné doit être un support pour le journaliste, ce dernier posant des questions que poserait le grand public. On note également qu'on compense le manque de professionnalisme par le physique, les présentatrice sont belles et...bonnes, sauf certaines de la TVM qui ressemblent à la belle-mère donnant la pomme à Blanche-Neige. Est-ce que le critère physique est essentielle au point qu'on néglige les aspects fondamentaux du journalisme ?

La publicité est omni-présente, déjà que l'espace dédié dure parfois une vingtaine de minutes, ils font également de la pub pour l'habillage et la coiffure pendant les journaux télévisés ! Franchement, qu'est-ce qu'on en a foutre ? Tous les médias malgaches pensent que l'économie est plus importante qu'une couverture objective, et la principale victime est le citoyen qui est ploie sous la propagande.

On a perdu une dizaine de places au classement de R.S.F (Reporters sans Frontières), et à part quelque vagues allusions dans la presse locale, Basta !! En fait, l'annonce du classement a forcé une certaine personne à autoriser la couverture médiatique des meetings au Magro, sans blague ! Nous sommes impressionnés par un geste aussi majestueux. Euh, combien de meeting vous avez vu à la TVM en sachant qu'il y a des réunions quasi quotidiennes ?

Je pense que le mal est fait, et que les citoyens ont perdus la confiance des médias, ils ne les regardent que quand ils sont obligés. C'est pourquoi la presse écrite mise sur le sensationnel et la provocation comme l'en témoigne les divers suppléments des grands titres. On pourrait dire que la solution peut venir des médias citoyens qui malgré leur manque d'expérience parlent avec leurs profondes convictions, mais il faudra des années avant qu'ils soient connus du grand public, et d'ici là, l'histoire du pays sera réécrite dans l'indifférence générale, que ce soit des médias ou de ceux qui les contrôle.

samedi 7 novembre 2009

Mes trois premiers billets

Eric Mainville m'a cité dans son blog pour créer une chaine de blog en parlant des trois premier billets.  D'après l'historique, mon premier billet date de Mars 2008, et je n'avais même pas d'idées précises sur ce que j'allais écrire. En fait,  la première version du blog concerne toute l'actualité quelle que soit le pays, mais je me suis rendu compte que c'était une thématique trop généraliste qui allaient envoyer les lecteurs dans toutes les directions. Toutefois, je viens de lire mon premier billets sur les droits civiques et sur le prix de l'information de nos jours et je me rend compte maintenant, que malgré un changement de direction du blog vers les sujets de Madagascar, j'ai le plaisir d'avoir gardé le même esprit rebelle. Dénoncer ce qui me fait bouillir, car je ne pouvais plus garder tout cela dans ma tête.

Mon deuxième article parlait de l'incompréhension entre l'Islam et l'Occident, et je note à quel point j'était naif, et combien j'écrivais sous le coup de l'émotion.

Enfin, mon troisième article concernent l'abrutissement des magazines Télé, à l'époque je m'en étais pris à 100 % Mag de M6, car je pensais que c'était de la connerie (je le pense toujours d'ailleurs). Même si ce n'est pas le vrai troisième, je pense que c'est l'un des premiers avec l'esprit de Reflexiums.

En comptant les archives, cela fait 20 mois que je tient ce blog, et tellement de choses ont changés depuis... à la fois dans ma vie, mais surtout à Madagascar. L'un de mes premier articles qui a été remarqué par Solofo concernait le monopole économique des étrangers à Madagascar, et je pense que c'est le tournant de Reflexiums qui s'est concentré uniquement sur la Grande Ile depuis cette époque.

Evidemment, mon style a changé, je suis beaucoup plus modéré maintenant, même si je n'hésite pas à tirer des boulets rouges ce qui me fait réagir. Maintenant, je refile le ballon à Citoyenne Malgache dont j'admire le ton du blog, à Kudeta pour ses reflexions pertinentes et ses infos sur son blog, et à Lova qui apporte de la sérénité dans ses articles. Et Dieu sait si on a besoin de personnes qui savent garder la tête froide. Solofo n'écrit plus très souvent par manque de temps, mais ce serait bien qu'il nous fasse sa petite période de nostalgie.

P. S : C'est pas grave si vous n'avez pas le temps de continuer cette chaine de blog,  mais ce serait cool quand même :D

Et Vive le Blogging, la principale arme des citoyens !!


jeudi 22 octobre 2009

Madagascar : Recul de partout

On recule de partout à Madagascar, que ce soit sur le classement de RSF ou de la situation économique. Ce qui est risible est que les incompétents au pouvoir ne voient rien, et ne font que réagir. La décision d'ouvrir les médias à la couverture de Magro relève plus de la manipulation à l'encontre de la CI, plutot qu'une volonté pour promouvoir la liberté de la presse. Cette dernière n'était pas non plus parfaite au temps de Ravalo, mais c'est la crise économique qui va plonger ce pays dans la merde. La plupart des gens que je vois dans la rue sont renfrognés, querelleurs et désespérés.

Les prix ne cessent d'augmenter et on préfère batifoler à droite et à gauche plutot que de résoudre le problème. Que les biens-pensants se rassurent, je parlais de batifolages diplomatiques, car on n'en a rien à cirer des frasques intimes de certains. Mais les médias adorent ce genre de trucs, car cela leur permet de se donner de l'importance, alors qu'ils sont complètement muselés. Les zones franches sont en passe d'être des zones mortes, et je ne pense qu'une résolution de la crise corrigera immédiatement le problème. Il faudra des années pour que la situation redevienne normal. Pendant ce temps, Ivato ressemble à la colombie où tout le monde est de mèche pour la contre-bande. Mais on refuse de voir des réalités plus affolante telles que le bois précieux qui continue de sortir malgré quelques opérations bidons de capture.

Fozahorana


Les crabes oranges ou crevettes continuent leur danse macabre en se foutant de tout le monde. On fait même disparaitre les fournitures aux couleurs de Ravalomanana pour qu'il ne vienne pas hanter des prochaines élections déjà truquées. Ensuite, on distribue quelques stylos dans des EPP avec le visage angélique de la "première dame" pour faire croire qu'on s'intéresse à l'éducation. On fait semblant de donner de l'importance au Conseil d'Etat afin de donner l'impression que les institutions sont indépendantes. Parfois, on voudrait fuir cette capitale de dingue pour se prélasser à la plage, mais on risque d'être attaqué sur le chemin par des bandits qui ressemblement de plus en plus à des gendarmes.

Mais pour certains la vie est constituée d'articles haineux tel que Jeannot Lapin et toute sa clique. "Il faut donner sa chance à Rajoelina" éructe-t-il, mais de faire quoi ? Je sais déjà le titre de l'autobiographie de cette vilaine petite crevette : " Comment on organise un coup d'état pour plonger un pays dans la ruine complète". Et ca ose donner le titre de premier média à Madagascar, arf !!

Dans un système qui va tout droit à l'échec de la démocratie, il est parfois bon de mettre un élément aléatoire, et ce dernier peut s'appeller Monja Rondefo. Je ne pense pas qu'il accepte une défaite possible au Conseil d'Etat, et le contraire serait une catastrophe pour la HAT.

Oui, on recule de partout, et on le fait à grande vitesse pour plonger dans un abime sans fond !!

mercredi 7 octobre 2009

Madagascar : L'échec de la démocratie et du développement

Les crise ont parfois des cotés positifs, et la dernière qu'a connue Madagascar a forcé de nombreuses personnes, surtout moi à connaitre davantage l'histoire de ce pays, et pourquoi on tourne toujours en rond après 49 ans d'indépendance. Je vous préviens tout de suite que c'est un article assez long , préparez du café et de l'aspirine car on va en avoir besoin.

Démocratie et développement sont-ils compatibles dans les pays pauvres ?





La première chose qui intéresse un peuple digne de ce nom est un niveau de vie assez élevé. Il veut manger à sa faim, avoir accès à l'éducation et à la santé, pouvoir s'informer et communiquer. Ce sont des choses assez banales dans les pays riches, mais diablement difficiles dans les pays pauvres. La raison est que le peuple a rarement compris l'idéologie de ses dirigeants au cours de l'histoire. Il pensaient que chaque idéologie allait amener le développement, ils ne sont jamais posés la question que l'instauration de la démocratie exige de grands sacrifices. Une démocratie a des chances de favoriser le développement, car tout le monde a les mêmes chances sur tous les domaines. Mais c'est rarement le cas pour Madagascar, où le niveau d'éducation est très contrasté selon les régions. Une démocratie en bonne état implique également un niveau acceptable de corruption, et on est loin du compte dans le coin hein ? Enfin, la majorité des malgaches n'ont aucune expérience de la politique, ni même des institutions qui ont jalonnés l'histoire du pays. Posez leur la question entre la différence entre un parlement et une assemblée, que représente le congrès ? Quelle est le rôle de la Haute Cour Constitutionnelle ? Ils ne feront que répéter ce qu'ils ont entendus dans les médias, et si ces derniers disent qu'ils sont corrompus, donc ils ne feront que le redire sans chercher à savoir leur fonctionnement en profondeur. C'est pourquoi même aujourd'hui, de nombreuses personnes ont peur de l'administration, et qu'aller dans un tribunal est identique à passer par le purgatoire. Le développement dans ces conditions est impossible, et ce, malgré tous les efforts des organisations tels que la Banque Mondiale et le FMI. Ces dernières ont fait l'erreur de généraliser tous les pays pauvres, et ils se sont dit : " Ok, si nos ajustements structurels ont marché dans tels pays, cela devrait également marcher dans d'autres". Ce point de vue typiquement occidental a conduit beaucoup de pays à la ruine, et les a forcé à utiliser des investisseurs plus que douteux. Certains ont vu clair dans le jeu de ces organisations qui ne sont que des façades pour défendre les intérêts des pays riches, et leur ont dit de foutre le camp. Cela a été le cas par exemple pour l'Indonésie, et même si ce n'est pas encore un pays riche, il possède un secteur économique des plus dynamiques. Maintenant, on peut se demander pourquoi nos politiciens n'ont jamais réussit, et surtout qu'est-ce qui les motive pour viser le pouvoir ? La réponse au chapitre précédent, même si la plupart d'entre vous connaissent déjà la réponse.

L'origine des politiciens malgaches, les armes du "Fihavanana" et 'l'Union nationale





Pour comprendre les origines des politiciens, il faut remonter dans la période coloniale française. Ces derniers n'étaient pas capable de contrôler tout le pays efficacement, aussi ils font fait à la classe du "Royaume de Madagascar". Des familles royales et nobles qui ont servi d'instruments de contrôle parmi la population. Ils ont eu des avantages que le reste du peuple n'a jamais eu, notamment dans l'éducation. En effet, la plupart des enfants de ces familles "privilégiés" allaient dans des écoles françaises, et ils se retrouvaient pour la plupart dans les campus universitaires en France. Aussi, seule une infime partie était éduquée, et avait une expérience de la politique. La France a fait un coup de maitre, car non seulement ils ont fidélisés ces familles, mais leur ont bourré le crane avec la philosophie française vis à vis de ses anciennes colonies. Les autorités françaises savaient que le temps n'était  plus à l'esclavagisme, et que ces familles allaient leur servir après l'indépendance. Et c'est ce qui est arrivé, la plupart des gouvernants sont issus de cette classe favorisée, car ils avaient l'éducation nécessaire. En général, on distingue deux types de personnages dans la politique malgache, le premier sont les décideurs, c'est à dire les ministres, le président, etc. Ensuite, nous avons les techniciens qui occupaient des grades élevés dans l'administration, qui possédaient les plus grandes entreprises, et qui occupaient la place intellectuelle. Le concept d'ethnie a joué un rôle déterminant dans ces deux catégories, ainsi au début des années 60 jusqu'en 75, les postes politiques appartenaient aux côtiers tandis que les affaires appartenaient aux Merina, ou habitants des hautes terres. Je sais que cela fait cliché, mais l'histoire nous prouve que non seulement la différence ethnique existe, mais que les politiciens l'ont utilisés à merveille.

Les candidats à n'importe élection utilisent deux armes principales, la première est la menace de la guerre tribale. "Ne choisissez pas untel, car il est betsimisaraka !! Ou ce gars est un Betsileo, et il va nuire à votre région !!". Ce genre de discours est récurrent, et se trouve dans la bouche de tous les politiciens pour une seule raison, l'identité ethnique efface les efficacités du programme électoral. Les candidats n'ont plus besoin de développer les problèmes sociaux, et ce qu'ils comptent faire pour les résoudre. La crise identitaire est un instinct viscéral, et tout le monde tombe dans le panneau, qu'il soit éduqué ou non. La seconde arme est encore plus géniale, c'est le "Fihavanana" ou le respect et la tolérance entre les différentes communautés. Je ne dis pas que cette notion n'a jamais existée, mais c'était il y a longtemps, et aujourd'hui, on n'en voit presque plus la trace. Aussi, quand les politiciens sentent la situation déraper ou qu'il y a des violences, ils crient sur tous les toits le respect du "Fihavanana" en endossant le costume du "rassembeur" et du "sauveur". Je trouve ca vraiment génial, d'abord on exacerbe les tensions ethniques, et ensuite on utilise le fihavanana pour avoir les chaises. Ils apportent la maladie et ensuite disent qu'ils ont le vaccin qu'il faut. Et c'est valable pour tous les politiciens, mais c'était surtout notable dans la crise de 2002, ou ce concept totalement inventé par ces politiciens a fait des centaines de morts.

Marc Ravalomanana a essayé de rassembler le maximum de personnes autour de lui, mais est tombé également dans le même piège. Il ne s'est pas occupé de certains provinces, et les habitants de ces dernières lui ont voué une haine sans borne, et c'est pourquoi ils ont célébré la nomination de personnes telles que Monja Rondefo. Depuis des décennies, les côtiers pensent que les habitants de la capitale veulent voler leurs richesses et favoriser la capitale dans tous les domaines. Et les responsables locaux sont là pour entretenir la flamme de cette haine. L'un des exemple est la crise actuelle, on peut se demander pourquoi elle n'a pas eu la même portée dans les provinces, tout simplement parce qu'ils se sont dit que ce n'est que deux merina qui se battent, et qu'il n'y a rien pour eux. un autre critère est le degré de corruption dans certaines provinces, où des pans entiers de l'économie survivent uniquement grâce au monopole de certains opérateurs qui ont la bienveillance des politiciens sur place. L'ére Ravalomanana était l'opposé de Ratsiraka, les politiques fiscales étaient drastiques, et beaucoup d'opérateurs ont fait faillite, parce qu'il avaient pris l'habitude de faire de honteux bénéfices, et que c'était dur de "travailler honnêtement". Malgré le fait que le fihavanana est inexistant entre les politiciens et les citoyens, il est perceptible dans les rapports sociaux. C'est pourquoi l'entraide et une certaine forme de fraternité existe parmi toute la population, car ils ont l'impression de faire partie de la même famille. De même, le malgache qui s'exile au fin fond de la planète gardera une nostalgie pour son pays et les siens. Ce sentiment est également fort dans les minorités étrangères, et ils diront qu'à Madagascar, ils étaient bien quelles que soit les conditions de leurs vies, car ils étaient simplement chez eux.

Le concept de Ray aman-dreny





Le fihavanana peut sembler obscur aux non-inités, mais ce n'est rien comparé au concept de Ray aman dreny. Ce dernier signifie littéralement "Père et Mère", et il peut désigner un protecteur ou la tête de la famille. Ainsi, si une personne a réussi à créer le fihavanana parmi le peuple, il peut prétendre à ce titre. Il est difficile de le définir précisément, mais une bonne définition a été donné par le journal "Lakroa" du 4 avril 1993 :
ferme comme le père tout en ayant la douceur de la mère

Ce concept est présent dans les familles individuelles comme dans les plus hautes instances gouvernementales. Selon les ethnies, la définition est légèrement différente, mais raméne sur le point de la protection et du rassemblement. Un auteur, J. Ndemahasoa, donnait les règles du Ray aman-dreny qui devraient s'appliquer dans la société :
Tsy maintsy mifanaja ; fombafomba tsy maintsy mifanaja...Ny andriana tompoin-tsy manery vozona ny andevo, ny nafahina tsy mandidy manapaka alohan-joky ; ny zandry tsy manao kely mila akisa ; ny zoky tsy manao tsindriako fa kely hanjakako ; ny tompon-tany tsy mibahana tsy hiainana ; ny vahiny thy alohan tompon-tany ; ary volo maitso natohana akondro : ny samy maitso mifanohantohana

Il faut se respecter ; la coutume veut que les groupes voisins se respectent... Les nobles, les esclaves les servent mais ils ne forcent pas ces derniers à travailler pour eux; ceux qui ont été affranchis - des cadets - ne décident pas avant leurs ainés, ceux qui les ont affranchis ; les cadets, en tant que plus jeunes ne cherchent point noise ; les ainés, en tant qu'ainés n'abusent pas de leur pouvoir pour dominer les cadets ; les originaires de la région n'occupent point le terrain pour que les migrants ne puissent pas y vivre ; les migrants ne se mettent point avant les originaires de la région ; oui, c'est comme le bambou vert qu'on a mis en appui au bananier : ils sont tous deux verts, c'est pour cela que l'un vient en appui à l'autre

On pourrait dire en signification libre que chaque malgache a sa propre différence, mais cela n'empêche de se respecter et de vivre ensemble. Ce texte met en évidence la structure hiérarchique des Ray aman dreny, et je pense qu'il est inspiré de la philosophie arabe qui accordait une grande place aux vieux sages de la famille, car ils avaient vu le monde. L'égalité dans une hiérarchie parait contradictoire, mais c'est ce que nous apprennent les Ray aman-dreny, et terminons par la phrase d'Andrianampoinimerina à ce sujet :
Ataoko ny kely ny manana ny zay, ny be manana ny azy

Je ferais en sorte que les grands aient leur part, et que les petits aient leur part.

Finalement, on pourrait que ce serait un père qui appliquerait les mêmes récompenses et sanctions, et ce, quel que soit le profil de ses enfants. Maintenant, je ne peux m'empêcher de ricaner sournoisement en me disant que notre "président" actuel n'a pas du tout l'air d'un Ray aman dreny qui aurait proné le fihavanana parmi ses compatriotes.

Un développement est-il possible à Madagascar ?





Dans l'état actuel des choses, on peut rêver en couleur qu'une telle chose se produise. Le problème est que tous les politiciens ne pensent qu'à leur intérêt, et leur principal objectif durant leur mandat est de gagner les futures "Ady Seza". Pour ce faire, ils verrouillent tous les recours institutionnels, et n'hésitent pas à se transformer en dictateur. Ce qui est risible est que la population elle-même trouve étonnant qu'une personne ne se soit pas enrichie après qu'il ait obtenu la chaine convoitée. La corruption est dans les moindres niveaux de la société, du marchand de légumes qui corrompe l'agent de circulation, jusqu'au meurtrier qui sort tranquillement de prison après avoir payé grassement le gardien-chef. Et tant que ce fléau existera, il n'y a aucun espoir pour Madagascar. Mais on peut insuffler une certaine dynamique économique, c'est ce qu'à fait Ravalomanana pendant son mandat. Son slogan était qu'on travaillant, on pouvait réussir. Il prenait son propre exemple et de Tiko, mais il a oublié de préciser les aides qu'il a reçu de la Banque Mondiale, et des nombreuses exonérations fiscales... Mais ne faisons la fine bouche, Solofo me faisait remarquer qu'il a donné envie aux malgaches d'investir et d'entreprendre.

L'arrivée des chinois a accentué ce phénomène, ils ont construit des immeubles, des stands, et ils ont inondés le marché de produits chinois. Les magasins CITIC et Supreme Center leur appartiennent. Mais la différence principale avec les autres minorités est que ce sont des malgaches qui sont au comptoir, qui vendent et réalisent des bénéfices. Il est évident que cela ne donnera rien sur le court terme, mais ils vont acquérir de l'expérience, et pourquoi pas devenir des importateurs. Des gens qui n'avaient pas de fonds pour créer une entreprise se sont à mis à avoir plusieurs points de vente, et ont un niveau de vie plus élevé qu'auparavant. Mais Marc Ravalomanana a fait plusieurs erreurs, la première est qu'il a concentré tous ses efforts dans la capitale, accentuant la favorisation identitaire. Et surtout, il n'a pas regardé des secteurs clés de l'économie que sont les ressources naturelles. Il n'a rien fait pour former les jeunes dans les pierres précieuses, ou dans l'agriculture de développement durable. Les paysans forment la majorité de la population, et ils sont étouffés par des grossistes spéculateurs et des crédits qui créent le surendettement. Les organismes financiers sont les grands gagnants, et il n'est pas étonnant qu'ils ont connu des taux de bénéfices monstrueux, et ce, quelle que soit la situation du pays.

Prenons l'exemple de la vanille et de Sambava, quelle richesse !! Et pourtant tout le secteur est aux mains de quelques opérateurs économiques, et étrangers de surcroit. Ce qui fait qu'ils alimentent les caisses de l'état, mais les principaux bénéfices repartent dans des pays étrangers, et la population locale n'a plus qu'a faire sécher le manioc sur son toit pour survivre. Il y a quelques années, le prix de la vanille a connu une énorme explosion, et même les petits producteurs sont devenus riches. Qu'est ce qu'il font de cet argent ? A cette époque, je tenais un petit magasin de quincaillerie, et un jour, un producteur de la région est venu pour faire des achats. Le mec était en sandales, il portait des bracelet en or massif et son camion était remplit de bouteille d'eau minérale. Je lui demande ce qu'il comptait faire de toute cette eau, et il me répond que c'est pour se laver. Ce gars là utilisait des bouteilles Eau Vive d'un litre pour se torcher le cul !! Cela s'explique par le fait que ces personnes ne connaissent pas la valeur de l'argent, et ils n'ont pas pensés une seule seconde que cela ne va pas durer, et qu'il feraient mieux d'investir. La boum de la vanille n'a duré qu'une année, et croyez-moi la gueule de bois était dure. Ce sont ces secteurs qui ont le plus besoin d'éducation, notamment les producteurs à qui doit apprendre la valeur de l'argent.

La même chose est arrivée à Fort-Dauphin, où l'exploitation d'ilménite nécessitait une grande partie de la surface halieutique. Aussi, la société en charge de l'exploitation a payé 1200 dollars par mois à des pêcheurs pour qu'ils arrêtent de travailler. Qu'est-ce qu'ils ont fait à votre avis, ils se sont mis à acheter des trucs inutiles tels que 4 ou 5 portable à 1 millions d'ariary avec lesquels ils se pavanaient dans la ville. Mais toutes les choses ont une fin, et ces pêcheurs se sont fait avoir comme des débutants, car une grande partie de la zone maritime est polluée par le traitement du minerai. Un plaisir de quelques mois pour la ruine de toute une vie !!

On a souvent critiqué les malgaches d'être paresseux et d'être partisans du fameux "mora mora", mais il ne faut pas confondre manque de motivation et paresse. Quand un fonctionnaire sait que 80 % de son salaire va s'envoler dès le 5 du mois en payant le loyer, l'électricité, et les dettes de l'épicier du coin. Comment voulez-vous qu'il fasse correctement son travail ? Et il est certain que la corruption y trouve un terreau favorable pour se répandre. Les malgaches sont de sacrés travailleurs, mais il faut leur apprendre la vision sur le long terme. Il y a qui ont compris que le salaire n'est pas la garantie d'une bonne vie, et la preuve est l'émergence des métiers informels. Les vendeurs sur rue à Tsaralanana et Behoririka ont compris une chose que les politiciens ne comprendront jamais... Court-circuiter la hiérarchie administrative pour maximiser la production, la mobilité et les bénéfices. Mais ces personnes pensent au jour le jour, et des formations dans ce sens sont nécessaires.

L'accès à l'information, essentiel au développement





Quand on regarde le paysage médiatique de Madagascar, on voit que tous les médias sont concentrés dans la capitale. Oh, il y a des radios dans les provinces, mais ils ne possèdent aucun journaliste, et même s'il en existe, ils ne possèdent pas le matériel adéquat. Les habitants des provinces sont obligés d'attendre que la capitale envoie des reporters pour voir ce qui se passe dans leur propre ville pour savoir ce qui se passe ! C'est tout simplement aberrant, et cela signifie un manque total d'implication politique dans ce secteur. Le désenclavement joue également un rôle dans la pensée unique et la manipulation. On n'a qu'à se rappeler de la déclaration d'un habitant de Katsepy à Majunga en juillet 2009 : " Quoi ! On a changé de président, mais qu'est-ce qui est arrivé à Ravalomanana !". Est-ce que c'est si difficile d'équiper les principales villes de stations audio-visuelles, et de quelques titres de presse écrite. Un matériel composé d'une simple caméra et d'une voiture ou d'une moto revient-il si cher à l'état pour que cette situation perdure depuis des décennies ??

Se servir d'abord et ensuite on verra !





Cela pourrait être le slogan de nos hommes politiques. Ils se serventt des deux mains au lieu de servir le peuple. L'un des problèmes est qu'on ne peut pas obtenir les postes élevés qu'en ayant un réseau influent. Ce dernier a ses propres intérêts qu'il rappellera quand le mec accédera au trône. C'est pourquoi, Madagascar continue de courir après le développement et la démocratie après plus d'un demi-siècle. Il arrive que des crises soient tellement graves qu'il faut faire appel à des autorités étrangères pour des élections, et ce n'est pas toujours une bonne chose, comme on le verra dans le chapitre suivant.

L'illusion des démocraties dans les pays en développement avec les observateurs internationaux.





Il parait que des élections sous l'égide d'observateurs internationaux est une garantie de transparence. Permettez-moi d'en douter. Je prend deux exemples, les élections au Ghana et Kenya dans les années 1991 et 1992. Un journaliste ghanéen écrira :
Je ne peux croire qu'ils se ruent sur leurs bagages chaque fois qu'ils entendent parler d'une élection quelques part, simplement dans la perspective d'un diner bien arrosé, de visiter les bureaux de vote le jour des élections au lieu de rédiger un rapport, et de penser qu'il participement à la promotion de la démocratie

Le problème de ces observateurs est qu'ils n'en ont a rien à foutre des élections, mais ils suivent simplement un manuel de procédures, et ne tiennent pas en compte des conditions d'avant et d'après des élections. Certains disent que la plupart du temps, ces observateurs ne sont qu'une "colonie de touristes". Ce qui est frappant est leur vitesse de réaction pour décider de la bonne tenue des élections, par exemple, au Kenya, le dépouillement n'était même pas encore terminé, que les observateurs ont déclarés officiellement que les élections ont été transparentes. L'Angola a eu son lot d'observateurs sur les conditions des urnes. Certaines de ces dernières n'avaient pas de cadenas unique comme c'était exigé dans le processus électoral. Les observateurs ont simplement dit : " Cela prouve qu'il y a une confiance réciproque entre les citoyens et les autorités." Ainsi, n'importe qui pouvait ouvrir ces urnes, et les bourrer si nécessaire. Un autre paramètre est le mépris et le paternaliste des internationaux face aux observateurs nationaux. Ces derniers se sont plaint qu'aucune de leur réclamation n'ait été prise en compte. Les observateurs locaux sont essentiels dans le déroulement des élections, car ils ont une parfaite connaissance du terrain, de plus, leur intérêt personnels vont dans le sens de l'aspiration du peuple. Ce mépris était également visible envers les opposants malheureux, les organisations internationales les ont accusés d'être des mauvais perdants. En fait, du moment que le jour des élections obéit aux directives d'une instance donné, cela implique que le scrutin est automatiquement libre et transparent sans tenir compte des truquages possibles avant le jour du vote. Le cas de l'Angola a été dramatique, car l'opposition est tombé dans la lutte armée, et le nombre des victimes se montent environ à 10 000 morts pendant cette période. Et tout ca parce les observateurs ont décidés unilatéralement du résultat d'une élection donnée.

Conclusion





Cet article n'est qu'une ébauche personnelle inspirée de livres et de faits sur le sujet. Mais il suffit d'ouvrir un peu les yeux pour s'apercevoir que les politiciens se sont toujours moqués de nous. Ils ont pillés sans vergogne la nation, et ils se sont barrés ici et là. La solution passe par une prise de conscience au niveau du citoyen, ce dernier ne peut plus se cacher derrière la majorité silencieuse en arguant le fait que le pouvoir ne l'a jamais aidé. La volonté du peuple doit être satisfaite quel que soit le régime en place, et si ce dernier privilégie ses intêrets et commence à opprimer les citoyens, alors je le dis tout net, l'insurrection est le plus sacré des devoirs !!

vendredi 2 octobre 2009

Madagascar : Quand votre serviteur lit les blogs pro-TGV

Il y a parfois des jours comme ça où on ne trouve rien à faire sur le Net, les amis sur Twitter ont d'autres choses à faires ( et ils ont bien raison), Facebook ennuie à mourir, et on a fait le tour de toutes les actualités intéressantes. Aussi, pour ne pas mourir d'ennui, et être obligé de regarder les séries idiotes de la TVM, hier, j'ai un peu fait le tour des blogs et des sites pro-TGV... On peut dire qu'ils savent parler, et selon eux tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils sont tellement forts que j'ai failli les croire, c'est vous dire, mais j'ai des circonstances atténuantes que j'ai une journée fatigante, et qu'on est prêt à tout gober dans ces cas là. Ensuite, je les ai lu avec un peu de recul, et la seule chose qui m'est venu à l'esprit, c'est " HA HA HA HA HA HA HA HA HA !!".

Oui, parce qu'on ne va quand même pleurer devant tant d'absurdités et de malhonnêté intellectuelle. J'ai remarqué à plusieurs reprises que certains d'entre eux ne permettent pas de commentaires, et c'est bien dommage, peut-être parce qu'ils ont peur de savoir ce que dit le vrai peuple, et non une bande de mercenaire scribouillard qui ne font rien d'autres de la journée. Aussi, sans plus attendre, je donne ici les meilleures perles que j'ai trouvé dans certains blogs et sites.

Commencons par le blog Madagate qui est tenu par un prétendu journaliste appelé Jeannot Ramambazafy. Il réagit sur les propos d'Andry Rajoelina sur les prochaines élections qui doivent être rapides :
A mon sens, cette décision, comme je l’avais déjà écrit dans un précédent article, va couper l’herbe au pied des calculateurs de tous bords dont le genre d’espoir fait vivre les imbéciles.  Comme les membres de ce GTT International subventionné par Marc Ravalomanana, qui s'efforce de faire un amalgame entre ce qui se passe en Guinée Konakry et à Antananarivo. Ils parlent de conflits armés. Quels conflits ? Les écoliers sont  déjà en classe et la vie continue  sans Dada ni heurts, sauf lorsque Zafy Albert parle de "grand rassemblement" les samedis où des jeunes désoeuvrés  maigrement payés, débarquent pour tout casser, pour leur plaisir de faire comme dans les films.

Don reprenons un peu car on s'y perd vite, premièrement il accuse Ravalomanana de payer le GTT, intéressante théorie mais où sont les preuves. Et le GTT pourrait lui retourner le compliment, donc match nul. De plus, c'est une bonne tactique de la part du GTT d'occuper le terrain international, car le débat politique est encore inexistant à Madagascar, où il existe mais c'est entre des lancers de pierres et de balles réelles. Ensuite, ce cher Jeannot Lapin s'en prend à Zafy Albert qu'il accuse de payer " des jeunes désoeuvrés maigrement payés ?" Mais mister, c'est votre chef le lapinou qui lui a appris, ah mais je suis bête, la différence est que lui, il les "payait grassement". donc, mr Zafy Albert, la prochaine fois, il faut leur donner des liasses de 10 000 ar, et non de 1 000 ariary !!! C'est vrai quoi ! On ne fait pas un coup d'état avec des clopinettes !! On continue sur Jeannot qui critique également l'apparition des médias citoyens et du débat sur le Net:
Mais je leur accorde la palme dans leur façon d'occuper le terrain au niveau de l'Internet. L'argent de Ravalomanana est-il intarissable ?

Donc, puisque je suis un opposant de Rajoelina, cela signifie que Ravalomanana me donne de l'argent ?? Ah oui, je vais de ce pas partir pour la Suisse, où j'ai caché des millions d'euros !!! Eh les mecs ! Cachez votre fric, car Jeannot est sur vos traces, ca va décoiffer !! Il accuse ensuite Ravalomanana de crime contre l'humanité :
Tiens, combien a du gagner le congolais Thwambe-Mwamba, spécialiste des coups fourrés, à l'abri de son immunité de ministre des Affaires étrangères de Josepk Kabila ? On le saura au moment du règlement des comptes. Comme du temps de la fin du règne du dictateur Mobutu Sese Seko. Car tout a une fin et le temps na jamais effacé les crimes (contre l'humanité) commis. Remember Saddam Hussein.

Ahn, la dernière réplique qui tue, je parle angliche pas vrai ? So your definition of Crime against humanity is quite different that from international standard ! En bref, si c'est de la tuerie du 7 février que vous parlez, les évènements sont flous et ne permettent pas une responsabilité unique. Ravalomanana est responsable, mais les agissements inconscients des TGVistes le sont également, aussi à qui la faute ? On ne peut pas donner de jugements tranchés sur un sujet aussi sensible, et c'est dégeulasse de l'utiliser pour séparer les malgaches !! Et ne me sortez pas votre argument à la con que c'est le peuple qui a voulu aller au palais, les partisants suivent leur leaders, aussi il est le premier responsable.

Et finalement, cet expert des élections nous donne sa vision de son organisation :
Et puisque j’ai parlé de calcul, voici comment devraient se présenter les choses. D’ici à mi-octobre, il faudra réunir un minimum de 2 euros fois 7 millions d’électeurs (c’est le nombre exact sur 20 millions d’habitants). En un mois, toutes les listes électorales devront être réactualisées et informatisées. Constatant une réelle volonté, d’autres bailleurs de fonds nous appuieront encore plus. Entre-temps, les spécialistes se pencheront sur la révision du code électoral qui intègrera l’utilisation inédite du fameux bulletin unique. Celui-ci sera à la charge de l’administration. Par contre, l’organisation des élections sera confiée à une entité indépendante du «Fanjakana ». Deux mois serviront à actualiser la constitution qui devra être conforme aux réalités. Afin que ne se reproduisent plus les descentes dans la rue, les trois points suivants devront être prioritaires : la durée du mandat présidentiel ; la mise en place effective de la Haute Cour de Justice ; l’impossibilité des présidents à venir de retoucher la loi fondamentale comme ils l’entendent

Il faut téléphoner Obama, car il doit immédiatement engager ce conseiller génial ! Selon lui, 30 jours pour informatiser les listes électorales, alors que 30 % des fonctionnaires ne connaissent pas l'informatique ? Et si on ajoute qu'une grande partie du monde rural ne posséde même de carte d'identité ? Ou vous voulez simplement organiser cette élection à la con pour la capitale ?? Confier l'election à une entité indépendante ? je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mister, mais l'indépendance est un mot inconnu des politiciens malgaches. Reformer la constitution pour que votre lapinou puisse se présenter ? si c'est ça votre réalité alors laissez-moi vivre dans le mensonge !

Et dire qu'un tel personnage prétend être journaliste ou historien selon les jours, je sais maintenant pourquoi j'ai vomi partout l'autre jour... C'était parce que j'ai lu ces articles, oui parce que ma digestion intellectuelle est hostile à tout forme de manipulation et propagande !!

mercredi 1 avril 2009

Depuis ...

C'est fou que qu'on entend le mot depuis... dans les médias. La bourse est la plus basse depuis telles années, le chomage n'a jamais été aussi élevé depuis tel période et patati et patata. On sait que les différentes crises actuelles sont exceptionnelles, c'est con d'essayer de prendre des antécédents pour l'expliquer. Mais ce n'est pas une première nouvelle que les journalistes sont des cons parfaits, ils ne font que lire les papiers devant eux, ils ont transformé le minimum de jugeotte qu'ils avaient en lecteur magnétoscope avec des touches Play et Stop.

Et ils utilisent ces superlatifs dans tous les domaines, c'est le pire accident depuis... ou c'est le pire crime depuis... On n'a pas vu des insultes raciste de ce genre depuis... Mais y en a marre à la fin !!! Tiens, moi aussi je vais utiliser cette technique : "Que c'est affreux, le blogueur Houssen n'a pas posté depuis... au moins une semaine !!". C'est la fin du monde, appelez Obama !! Les journalistes sont de plus en plus paumés, ils n'ont aucune idée de ce qu'ils sont en train de faire. Twitter va leur botter les fesses, je vous le dis !! En parlant de ça, devinez qui me suit sur Twitter, allez même pour un millions de dollars zimbabweien vous n'y arriverez pas. Bon, je vous raconte, un matin alors que j'allais tranquillement au cyber café (eh!! j'attend toujours 100$ par mois pour me payer une connexion personnelle), et ne soupçonnant même pas l'infamie qui m'attendait, j'ouvre ma boite Yahoo, et devinez quel message de twitter m'attendait ? "Britney Spears is folowing you on Twitter".

AAAaaarrrghhh, j'ai failli me jeter par la fenêtre, heureusement, j'étais au rez de chaussé, au bord du désespoir, j'ai avalé tout une boite de comprimés Donormyl, mais je n'ai eu qu'une diarhhée carabinée (je vous épargne les détails). Finalement, j'ai fait ouvrir la mosquée de force le mardi matin, et j'ai imploré Dieu de me débarrasser de cette malédiction. Et il m'a envoyé le Signe, un bouton nommé Block, que j'ai cliqué tellement fort que j'ai bousillée la souris. Mais qui est-ce pris à la fausse blonde tout nue de me suivre sur Twitter, c'est fou ça !! Où va-t-on quand on n'est même plus tranquille à Madagascar qui est le pays le plus démocratique au monde, et où les élections prennent la forme de Kalachnikov ?

Mais redevenons sérieux, et célébrons Twitter qui est bon moyen de communication, Facebook peut aller se rhabiller. En ce qui concerne les journalistes, ne tardez pas trop, il y a toujours une grande file devant l'ANPE.

Les Questions sont les réponses à l'ignorance !!

jeudi 2 octobre 2008

Les Etats généraux de la presse en France

Les états généraux de la presse se tiennent en France, c'est la secrétaire en charge des entreprises qui préside ces états, comment est-ce possible qu'on a pu donner une chose aussi importante à une personne qui ne sait même pas ce que c'est un journaliste d'après l'interview qu'elle a donné à une chaine de tele. Son "analyse" est que le plus gros problème des journalistes est le manque de formation. C'est totalement absurde car la formation peut se faire en quelques mois et les médias seraient de parfaits abrutis si c'était le seul problème, la plus grande question que doit se poser un journaliste est : "Comment retrouver la confiance du peuple ?", quand cette question aura sa réponse, beaucoup de petites problèmes trouveront automatiquement leurs solutions. La deuxième chose que je pense est que c'est dangereux de fusionner plusieurs médias pour en former un seul gros et puissant parce qu'il y a un risque de pensée et d'analyse unique, le téléguidage aussi peut se produire, les médias français ont leurs spécificités et ils doivent la garder, mesdames et messieurs les journalistes, ce sera difficile pour vous de devenir le CNN ou la BBC français alors ce n'est pas la peine d'essayer.

Les Questions sont les réponses à l'ignorance !!

mardi 5 août 2008

Le Blogging et journalisme traditionnel

La question de savoir à quoi sert un journaliste est de plus en plus posée de nos jours, les blogs, les sites d'informations participatifs explosent et l'information est plus interactive et plus rapide que jamais. Alors dans ce phénoméne en pleine mutation, quel est le rôle des journalistes et des médias ? difficile de répondre à cette question, on peut le placer comme médiateur et un authentificateur du contenu mais dans de nos jours, c'est la rapidité qui compte, est-ce que l'argumentation et l'authentification n'est pas sacrifiée ? Deuxièmement, je pense que le principal problème des journalistes est la perte de confiance du public. Dans beaucoup de pays, les journalistes ne sont plus considérés comme des personnes qui vont chercher et enquêter sur l'information mais juste des personnes qui se contentent de relayer l'information des agences de presses mais si ces agences de presses sont eux-aussi pris dans la tourmente de la rapidité et de l'immédiat alors il y a un problème car à aucun moment l'information n'est vérifiée. Donc au lieu de critiquer à tout bout de champ les nouveaux médias, les journalistes devraient se poser les bonnes questions sur leur façon même de travailler, si moi j'ai confiance en un média, qu'il soit payant ou non n'a aucune importance, je serais toujours prêt à le payer. Mais si dans les deux cas, j'ai des doutes donc il est évident que je choisirais celui qui est gratuit. De plus, la crise est loin d'être générale, les magazines spécialisés sont toujours très demandés parce que leur contenu est vérifié et revérifié. Maintenant il faut oser regarder la réalité en face en ce qui concerne la presse écrite ? Est-ce qu'il vont disparaitre ? Je ne pense pas mais ils seront diminués et seront plus considéré comme des médias de luxe qu'on achéte juste pour le plaisir. On ne pourra rien faire contre le progrès et c'est à ces médias de se convertir et de faire en sorte qu'ils méritent cette appellation de "luxe". Et on le voit bien,toute la presse écrite à son équivalent internet, blog ou autre donc cela signifie qu'ils ont pris le train à temps et qu'ils ne vont pas du tout disparaitre en temps que média mais ils seront juste transformés.


Les Questions sont les réponses à l'ignorance !!

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